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Antoine Wielemans

mercredi 9 mars 2022 à 20H

Antoine Wielemans, le talentueux et inspiré chanteur/guitariste de Girls In Hawaii est de retour à Namur avec son projet solo.

Et cette fois, c’est dans le tout nouvel espace culturel de Namur, LA NEF, que ce concert d’exception aura lieu.

 

VATTETOT

Autant l’écrire d’emblée pour les fans de la mélancolique formation belge, son

échappée en solitaire avec Vattetot, un épatant premier album en français entièrement écrit, joué, composé et mixé par l’intéressé ne remet nullement en question l’avenir des auteurs de Everest (2013) ou du plus récent Nocturne (2017). Ceci posé, comme pour tout le monde, il y a toujours un moment où le syndrome de la mise en danger finit par pointer le bout du nez. Se remettre en question, se réinventer, défricher, explorer… «J’avais surtout envie, au sortir de la tournée Nocturne, de nouveauté.

Avec ce vieux fantasme d’apprendre le piano, et d’écrire pour moi, sans les contraintes et les compromis inhérents à la vie d’un groupe, et sans savoir ce qui allait en sortir. J’ai essayé quelques morceaux en anglais mais ça sonnait trop Girls et le français s’est imposé assez naturellement» concède-t-il.

Après avoir été baigné au son du rock anglo-saxon de Nirvana, des Pixies, de Pearl Jam, ou de Radiohead aux débuts de Girls In Hawaii, l’artiste opère une transition dans ses choix musicaux depuis une petite dizaine d’années en se plongeant dans l’oeuvre de Serge Gainsbourg tout en écoutant en boucle les disques de Mathieu Boogaerts. Dans l’Hexagone, cette dernière décennie est exceptionnellement riche et propose une volée d’artistes à l’univers singulier, comme Bertrand Belin, Albin de la Simone, ou Flavien Berger.

« Je me rends compte que ce que j’écoute pour mon propre plaisir, c’est à 80% en français».

En novembre 2019, Antoine s’installe deux semaines dans une maison de Vattetot-sur-Mer, entre Fécamp et Etretat.

«J’aime bien m’isoler avec mon matériel et m’obliger à ramener quelque chose. Je mange quand j’ai faim et j’écris la nuit». Antoine a sa petite routine: lever entre 11 heures et midi, déjeuner, balade en bord de mer histoire de s’oxygéner tout en s’interdisant de consulter boîte mail et téléphone.

Puis une session de trois ou quatre heures l’après-midi pour préparer la base de travail de l’après repas du soir. Ensuite, nouvelle tranche horaire entre 20h et minuit et si le résultat est moins satisfaisant, Antoine ferme son ordinateur et va se coucher avec une bande dessinée. Par contre, s’il « tient quelque chose d’excitant », c’est la frénésie et l’euphorie propre à la création et la nuit passe à la vitesse de l’éclair. «C’est parfois violent et confrontant parce que je n’ai pas beaucoup de distractions mais ça m’amène à des choses plus intérieures. C’est un moment où je peux m’autoriser plus de tristesse. Je peux ouvrir les vannes, ça peut m’arriver de chialer et en même temps, il y a une espèce de combat pour composer».

 

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